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Il y a 450 ans . . .
Naissance de l'archidiocèse de Malines
Un diocèse [d'un mot latin, emprunté au grec dioikesis, administration] est, dans l'église catholique, une circonscription ecclésiastique sur laquelle un évêque, en communion avec Rome, a juridiction.
Suite à une bulle du 12 mai 1559, le pape Paul IV définit, au sein des
Pays-Bas Espagnols (alors sous l'autorité de Philippe II, fils et successeur de
l'empereur Charles-Quint) trois nouvelles provinces ecclésiastiques: Cambrai,
Malines et Utrecht, en tout 18 diocèses.
CAMBRAI: Saint-Omer, Arras, Cambrai, Tournai et Namur
MALINES: Ypres, Bruges, Gand, Anvers, Malines, Bois-le-Duc et Ruremonde
UTRECHT: Middelburg, Haarlem, Utrecht, Deventer, Leeuwarden et Groningue
Deux remarques: d'une part le diocèse de Liège dépend de l'archevêché de Cologne, ce qui correspond au fait que la Principauté de Liège est liée à l'Empire Germanique; et d'autre part l'archidiocèse de Malines est créé aux dépens des anciens diocèses de Cambrai (à l'ouest) et de Liège (à l'est).

Mais pourquoi cette décision de créer cette nouvelle structure diocésaine ?
Le XVIe siècle voit l'éclosion de la Réforme Protestante. Luther (1483-1546), en Allemagne, ouvre le mouvement, en publiant sa doctrine en 1517. Calvin (1509-1564), en France, se rallie à la Réforme en 1533, et s'installe vers 1540 à Genève. En Angleterre, le roi Henri VIII rompt en 1534 avec Rome, qui refusait son divorce d'avec Catherine d'Aragon, et se proclame le chef de l'Eglise d'Angleterre: c'est le début de l'anglicanisme, qui va évoluer de façon assez complexe. En France, les protestants sont appelés Huguenots. Ils sont finalement acceptés par un édit de pacification, l'édit de Nantes qui date de 1598, signé par Henri IV. Cet édit sera révoqué en 1685 par Louis XIV (sauf en Alsace), entraînant l'exode de nombreux protestants dans des pays plus accueillants.
En réaction à la Réforme, la Contre Réforme, ou Réforme Catholique, est principalement l'œuvre du Concile de Trente (1545-1563), convoqué par Paul III et clos par Pie IV. Le concile va réviser la discipline dans l'Eglise, pour la raffermir, et réaffirmer solennellement les dogmes de sa doctrine.
C'est dans cet esprit que s'opère la refonte des diocèses de 1559. L'archevêque de Malines y reçut le titre de Primat des Pays-Bas. Afin de lui assurer des ressources financières suffisantes, l'abbaye d'Affligem (près d'Alost) lui fut attribuée. C'est ainsi que l'archevêque de Malines fut également l'abbé d'Affligem, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, c'est à dire à la Révolution Française.
Le renouveau pastoral se fit cependant attendre dans nos régions, en raison de l'insurrection des Pays-Bas contre Philippe II et ses représentants (le sanglant duc d'Albe… ). En fait ce n'est que sous Mathias Hovius, troisième archevêque de Malines (1596-1620), que la réforme catholique progressa, entre autres par la création d'un séminaire pour la formation des prêtres (auparavant le bas clergé n'en avait guère) et la publication d'un premier catéchisme. Sa rédaction en avait été confiée aux Jésuites, dont l'ordre avait été fondé en 1540 par Ignace de Loyola (1491-1556), et qui contribuèrent brillamment à la restauration de l'Eglise.
La Révolution Française, conséquence des défauts et abus de l'Ancien Régime, fut, il faut le rappeler, au mépris de son slogan "Liberté, Egalité, Fraternité", particulièrement odieuse. Notre pays (dès 1792) fut exploité (lourdes contributions de guerre, enlèvement de richesses artistiques, conscription des jeunes [certains se mutilaient pour y échapper], … ). Les biens des collectivités religieuses furent déclarés "biens nationaux" et vendus pour subvenir aux besoins de l'Etat Français (ce qui a justifié que les traitements des prêtres aient été par la suite pris en charge par l'Etat Belge). Des édifices religieux (comme la cathédrale de Liège) furent démontés pierre par pierre pour être vendus. Le culte catholique fut persécuté, les prêtres furent l'objet de mesures vexatoires (telle le serment de haine à la royauté). Certains furent déportés ou expulsés, comme le cardinal de Franckenberg, archevêque de Malines, mort en 1804 à Breda.
Le Concordat de 1801 entre Napoléon et le pape Pie VII normalisa les relations entre l'Eglise et l'Etat. Le diocèse d'Anvers fut alors rattaché à celui de Malines. Et la province ecclésiastique de Malines fut constituée de tous les diocèses belges, abandonnant Bois-le-Duc et Ruremonde, et absorbant Liège. 1559 – 2009
En 1961 le diocèse d'Anvers fut recréé. En 1962 le cardinal Suenens réorganisa son archidiocèse, compte tenu de la diversité linguistique et des nouveaux problèmes pastoraux. Ainsi naquirent trois vicariats territoriaux [Brabant Flamand et Malines, Brabant Wallon, Bruxelles], dirigés chacun par un évêque auxiliaire, et trois vicariats sectoriels [Temporel, Vie Consacrée, Enseignement].
Comme le disent nos archevêque et évêques auxiliaires: "L'organisation
de notre diocèse peut paraître complexe, mais sa signification est simple et
profonde: une communauté de fidèles chrétiens en communion dans la foi et les
sacrements avec leur évêque ordonné dans la succession apostolique."
[D'après, e.a., Pastoralia janv. 2009]
A l’occasion des 100 ans de la paroisse St-Julien.
Paru en janvier 2007 :

Auderghem 2006
La paroisse Saint-Julien à Auderghem a été fondée par arrêté royal du 24 mai 1906 dans le quartier de la Chasse Royale à Auderghem. Ce quartier était en pleine expansion à cette époque. Le fondateur de la paroisse, Nestor Plissart (1846-1923), bourgmestre d’Etterbeek céda au profit de la future paroisse des terrains en vue de la construction de la première église paroissiale. Cette église construite en 1906 fut désaffectée en 1965. L’église actuelle fut consacrée par le cardinal Suenens le 1er mai 1965. Le territoire de la paroisse s’étend majoritairement sur la commune d’Auderghem et sur une partie de Woluwe-Saint-Pierre.
Première partie : saint Julien, 2ème évêque de Cuenca (1128-1208)
Le saint patron de la paroisse est un évêque espagnol qui vécut de 1128 à 1208. Après des études brillantes, il devint professeur à l’université de Palencia. A cette époque, il prend l’habitude de tresser de petits paniers d’osier qu’il remplit de vivres qu’il distribue aux pauvres. C’est d’ailleurs à cet attribut qu’on reconnaît les représentations de ce saint. Puis il éprouve le besoin de se retirer dans un lieu dénommé « La Semella » près de Burgos où il se prépare à la prêtrise. Il est ordonné en 1166 et commence une vie missionnaire à travers toute l’Espagne qui, faut-il le rappeler, à l’époque était divisée en deux parties : au Nord la partie chrétienne et au Sud des territoires occupés par les Maures qu’il connaissait bien pour avoir étudié le Coran et avoir suivi l’enseignement d’Averroès à Cordoue. En 1191, il est nommé archidiacre de la cathédrale de Tolède. Il est remarqué par le Roi Alphonse VIII de Castille qui en 1196, le propose comme deuxième évêque de Cuenca (ville située au Sud-Est de Madrid) et en juin de la même année, saint Julien est consacré évêque de cette ville. Dès la première année de son épiscopat, il fut confronté à une épidémie de peste et se dépensa sans compter pour tous, musulmans, juifs et chrétiens furent secourus avec la même sollicitude, ce qui lui valut l’appellation d’évêque humanitaire et charitable. Pendant ses rares moments de liberté, il continuait à fabriquer ses petits paniers d’osier comme au temps où il était étudiant à Palencia. On commença à les appliquer sur les pestiférés et à leur contact ils guérissaient tous chrétiens, musulmans et juifs. A la peste, succéda la famine l’année suivante. Le saint évêque fit distribuer le contenu de tous les greniers à blé épiscopaux et quand le jour tant redouté où les greniers furent vides arriva, saint Julien pria et Dieu l’entendit. Un troupeau d’ânes chargés de sacs de blé arriva aux granges de l’épiscopat et lorsque l’on eut déchargé les sacs, tous furent stupéfaits de voir disparaître le troupeau qui les avait apportés. Saint Julien comprit qu’il s’agissait de blé miraculeux et tombant à genoux remercia Dieu, source de tout bien. Quand la famine prit fin, il entreprit une sainte mission dans toute la région consacrant le vendredi aux musulmans pour lesquels il prêchait en maniant le Coran, le samedi il s’adressait aux juifs en s’aidant de l’Ancien Testament et les autres jours il les destinait aux chrétiens à qui il rendait la ferveur au moyen de sa prédication éloquente. Saint Julien mourut à Cuenca le 28 janvier 1208, date à laquelle l’église fête ce saint. Il fut canonisé par le Pape Clément VIII le 18 octobre 1594. Son reliquaire est conservé dans la chapelle du Transparent dans la cathédrale de Cuenca.
Seconde partie : la paroisse
100 ans de vie paroissiale sont évoqués dans cette partie. La fondation de la paroisse par la famille Plissart, l’évolution du territoire paroissial, une biographie des prêtres, diacres et animateurs pastoraux qui se sont succédé à Saint-Julien, l’histoire de l’église proprement dite de la construction de l’église provisoire (désaffectée en 1965) à l’église actuelle, la cure et l’école paroissiale, les fondations, les processions….
Mouvements paroissiaux traités dans l’ouvrage : Association des œuvres paroissiales, bibliothèque, centre de distribution de vivres, centre d’entraide, chiffonnière, chorales, confréries pieuses, conseil paroissial, consultation des nourrissons, Davidsfonds, décoration florale, équipe accueil, équipe pastorale, équipe liturgique, Fabrique d’Eglise, journal paroissial, le maillon, mouvements de jeunesse, le muguet, partage biblique, secrétariat paroissial, vie féminine, vie montante et visiteurs de malades.

Ancienne église vers 1934
Un volume de 216 pages comprenant 169 illustrations,
format A4 (21 x 29,7 cm).
Saint Julien
Né à Burgos (Espagne) en 1128, prêtre à l’âge de 38 ans, il se met autant au service des Musulmans et des Juifs que des chrétiens, mais sa prédication va d’abord aux plus pauvres. C’est pour eux que, tout au long de sa vie, il gardera son habitude de fabriquer des corbeilles en osier qu’il remplissait de vivres. (C’est à ce signe qu’on reconnaîtra toujours son effigie.)
En 1196, Julien est consacré évêque de Cuenca La peste et ensuite la famine ravagent la ville cette année-là. Le saint évêque y partage son temps entre le soin des malades, l’étude et ses moments de jeûne et de prière. Le bon peuple ne tarde pas à le surnommer ‘l’évêque charitable". "saint Julien le tranquille", soit encore "le transparent".
Il meurt à l’âge de quatre-vingts ans, entouré de tout son peuple en prière, le 28 janvier 1208, à Cuenca.
Ses reliques sont conservées dans la cathédrale de Cuenca et l’église célèbre sa tète le 28ianvier.
Notre paroisse, fondée en 1906, doit son nom a la piété des donateurs du terrain sur lequel fut édifié une première église, avenue de l’église Saint-Julien. Au confins des commune d’Etterbeek~ d’Ixclles, de Woluwé et d’Auderghem, on envisageait, à l’époque, l’extension d’un tout nouveau, quartier d’habitation. Un champ y fut cédé à condition qu’il serve à la construction d’une église dédiée à saint Julien.
Le territoire de notre paroisse s’étend, en majeure partie, sur Auderghem, et le restant sur Woluwe-Saint-Pierre. Elle compte, en tout, a peu près 18.000 habitants.
L’église actuelle, due à l’architecte Brigode, a été inaugurée le 1~ mai 1965. Elle propose 900 places assises tandis que la chapelle peut recevoir 150 personnes.
Vous qui habitez ce quartier, soyez donc les bienvenus.
N’hésitez pas à faire appel â nos services.., ni à proposer les vôtres. Tous ensemble, nous formons le Corps du Christ bien vivant dans ce coin de Bruxelles.
B. Hauzeur, Curé
Pourquoi avait-on choisi Saint Julien ?
Plusieurs saints ont porté ce noms, tant en France qu‘en Espagne, mais aucun d’eux n‘étaient particulièrement vénéré en Brabant. On dit que se fit à la demande de Nestor Plissart. Pourtant aucun des membres de ta famille ne portait ce prénom. En revanche, l‘église d‘Ath, ville dont la famille Plissart est originaire, est dédiée à Saint-Julien. C‘est peut être la raison de son choix. Une autre tradition, qui n‘exclut pas nécessairement la précédente, dit que c‘est le curé De Ruysscher qui, parmi les divers saints Julien du calendrier liturgique, décida que le patron de la paroisse serait celui qui naquit à Burgos en 1128
Fondation
Au début de ce siècle, il n ‘y a pas encore si longtemps — Auderghem n ‘était qu‘un village niché à son orée, traversé de part en part par la chaussée de Bruxelles à Namur. Il ne faisait pas encore partie de l’agglomération bruxelloise et vivait une vie calme et tranquille. On y remarquait les maisons de campagne de plusieurs famille de la ville. Pour faire respecter la loi et l’ordre, il n ‘y avait qu‘un simple garde champêtre; ce n‘est qu’en novembre 1911 qu’on lui adjoignit un agent de police. Une seule paroisse celle de Sainte-Anne, couvrait tout le territoire de la commune et même un peu plus, en direction de Woluwe-Saint-Pierre. Le village n‘était relié à Bruxelles que par le chemin de fer de Tervuren, exploité depuis une vingtaine d’années seulement, exactement depuis 1882.
En 1902, la ligne de tramway des casernes fut prolongée jusqu‘au centre d’Auderghem, malgré l’opposition de certains conseillers communaux qui craignaient que les chevaux ne se cassent les pattes en glissant sur les rails. Mais on n ‘arrête pas le progrès. L‘urbanisation du quartier de la Chasse Royale où la brasserie avait été fondée en 1878, pouvait commencer.
L ‘école communale de ce quartier est ouverte en 1906, et. cette même année, on trace l‘avenue de la Chasse Royale pour relier la chaussée de Wavre à la plaine des manoeuvres.
La nécessité d’une nouvelle paroisse s‘imposait et un arrêté royal du 24 mai 1906 en décida l’érection comme succursale de l‘église Sainte-Anne, sous le vocable de Saint-Julien. Le premier curé fut l’abbé Emile DE RUYSSCHER, un malinois, qui était alors vicaire de la paroisse Sainte-Gertrude à Etterbeek. Le hasard arrangeait bien les choses, car le bourgmestre d’Etterbeek, le négociant Nestor Plissart, avait acquis en 1889 de vastes terrains autrefois occupés par des briquetiers, aux alentours du carrefour formé par la chaussée de Wavre et l’antique rue Valduc, là où s‘élevait l‘auberge du Chasseur Vert.
Sa générosité allait permettre de mener rondement les affaires. Déjà en mars 1906, il avait vendu au futur curé, à très bas prix, la parcelle destinée à la construction de l’église, décrite comme se trouvant à une distance de 62 mètres 25 centimètres de la route de Bruxelles à Wavre, « à front d ‘une avenue projetée, non encore décrétée, dénommée avenue Saint-Julien » du nom du patron de la nouvelle paroisse » (Pierre DETIENNE, Dans les archives, in Journal Paroissial DIMANCHE, 28 septembre 1986).
La construction de l’église
Le nouveau curé entame aussitôt la construction de l’église. Le registre des baptêmes est ouvert le 6 octobre 1906 et, le surlendemain, se tient la première- séance du Conseil de Fabrique. Un arrêté royal institue dès 1910 un place de vicaire.
La nouvelle construction n‘est toutefois considérée que comme église provisoire et, le 27 septembre 1912, Nestor Plissart fait donation à la paroisse d’un terrain destiné expressément à la construction de l‘église définitive
La première école paroissiale de Saint-Julien est bâtie par Le curé De Rwvsscher, sur un terrain de 4 ares 31 (centiares) situé en face de l’église, acquis le 30juin 1913 du même Nestor Plissart, au prix de 12 francs le mètre carré.
Toutes ces acquisitions sont faite personnellement par le curé DE SCHEPPER comme curé de Saint-Julien.
Ce dernier poursuivit avec énergie l’oeuvre de son prédécesseur. En 1924, il fait placer l’électricité dans l’église.
L'église provisoire fut désaffectée le 1er mai 1965 date à laquelle l'église définitive fut consacrée par la cardinal Suenens.
La chapelle de St-Julien est un lieu privilégié de recueillement et d’accueil.
A côté de l’ église, elle remplit des fonctions propres grâce à sa
plus petite taille.
Elle est le lieu de calme des prières solitaires et celui du rassemblement
quotidien pour les célébrations de 8h. et de 18h30. Elle donne un cadre à
leur mesure aux cérémonies familiales comme les baptêmes, les mariages ou les
enterrements. Elle accueille la pastorale des plus jeunes en leur offrant un
espace chaleureux. Elle propose un coin à la mémoire des défunts et d’intentions
de prière.
LES ICONES de la CHAPELLE de St-Julien
Ces œuvres, signes de la présence de Dieu parmi nous, ont
été réalisées en 2002 pour cette chapelle.
La tradition des icônes vient de l’église orientale, pour
laquelle elles offrent une présence réelle, vision de l’au-delà. Dans un
esprit d’œcuménisme, une religieuse d’Auderghem reprend ce savoir-faire au
service de la transmission de la Parole. Comme toutes les icônes, la CROIX
GLORIEUSE et la VIERGE de la chapelle répondent à des règles très précises.
Elles ont
été conçues dans la prière, le
jeûne et le silence. Dans le bois initial, une prière choisie pour notre
communauté a été inscrite :
« O Christ, source de vie, répands en nous
ton Esprit »
Rappelant le rythme de la Création, le bois est préparé
pendant 7 jours. On applique sur un lin ou une toile de coton 12 couches
successives d’un enduit de poudre de marbre pour obtenir une surface lisse et
dure.
Le dessin est placé à partir de formes géométriques et se
caractérise par une perspective
inversée. On applique ensuite les feuilles d’or avec un vernis. Les couleurs
sont obtenues en liant des pigments naturels à un mélange de jaune d’œuf,
de vinaigre et d’eau de source. Des dizaines
de couches sont superposées en partant de la plus foncée jusqu’à arriver à
la teinte et à l’intensité souhaitée. Après chaque couche, un temps de
séchage complet est respecté. La couleur "chair" par exemple vient
de la terre glaise.
Les couleurs ont aussi une valeur symbolique.
OR= lumière et richesse de Dieu
BLANC= pureté et innocence
OCRE= terre
ROUGE= Saint Esprit et martyr
Les travaux sont financés par des dons des paroissiens. Ils
permettent de continuer au fur et à mesure.
Pour l’instant, l’autel est une table de fortune. Le
projet suivant est de donner à la chapelle un véritable autel. L’autel est
au centre de la célébration eucharistique : c’est la table du
rassemblement festif et l’autel du sacrifice du Christ. Il est le lieu de la
présence du Père pour la communauté, comme il l’était pour Noé, Abraham,
Moise, David, Elie.
Si vous aussi, vous voulez apporter votre pierre à l’édifice,
voici les coordonnées du compte :
310.02524.96 A.O.P. Auderghem St-Julien 1160
Les
nouvelles chaises permettent d’adapter l’espace au nombre
de présents et au type de célébration. Le tapis offre aux plus jeunes
la liberté de s’y regrouper à même le sol, l’éclairage donne une
lumière douce propice à la méditation. Le coin gauche est délimité pour
la prière personnelle, grâce aux petits bancs, aux textes proposés sur le
pupitre, au cahier d’intentions et aux lumignons. Ce coin est aussi celui du
souvenir des défunts, notamment ceux de la paroisse, dont les noms figurent sur
de petites croix en bois.
La chapelle est habitée de notre présence quotidienne et de nos prières.
Mais surtout, elle est le lieu de la présence divine, magnifiquement
symbolisée par deux icônes :
LA CROIX GLORIEUSE
Regardez bien ce Crucifix...il est déjà l’image de la résurrection et de la transfiguration à venir. Pas de tristesse ou d’abattement. Son corps est tendu vers le ciel, il s’élève. Ses plaies ne sont que cicatrices. Il est fils du Dieu vivant : la colombe sur sa tête, Esprit-Saint et messager, nous le désigne ainsi. «Ecoutez-le ». L’anagramme dans l’auréole indique « celui qui est ». Il est prêtre, comme le montre l’étole surson épaule droite. Elu, il porte le vêtement blanc qui est aussi celui du baptême. Homme parmi les hommes de son temps, sa tunique est proche de la toge romaine.
Le rouge cerne la croix de style oriental. Le martyr a été accompli et
dépassé. L’Esprit-Saint domine.
L’or envahit l’espace, présence apaisante de la lumière de Dieu. Le
Christ ouvre le chemin de Gloire.
LA VIERGE
Cette icône est la reproduction de « la
Vierge de Vladimir » qui
date du XVII° siècle. Elle est plus mystérieuse et sombre, tout
en restant chaleureuse et intime. Une mère, en retrait, accompagne son enfant.
Cette mère porte un titre unique, énoncé par l’anagramme: « mère de
Dieu ». Le dogme de sa virginité « avant, pendant et après »
est symbolisé par les étoiles sur son front et ses épaules.
L’enfant n’est plus un nourrisson, il est même vêtu comme un adulte. Le verbe s’est fait homme. Il est rayonnant :« lumière née de la lumière ». Marie l’enlace plus qu’elle ne le tient. Leur tendresse est visible. Elle aime Dieu, elle l’a conçu dans son cœur avant de le concevoir dans son corps. Son regard plein de foi et de pureté s’ouvre au monde.
Cette icône révèle deux mystères : celui d’un Christ incarné et celui d’une maternité divine.
Centenaire Saint-Julien
Dans le cadre des festivités du centenaire de la paroisse, certains se sont peut-être demandé quand a été célébrée la première messe à Saint-Julien. Si la paroisse a été officiellement créée par Arrêté royal du 24 mai 2006, ce n’est que le 6 septembre suivant qu’Emile De Ruysscher fut désigné comme premier curé. Il célébra la première messe le 7 octobre 1906 à l’occasion de la fête du Saint-Rosaire. Le 14 octobre furent célébrés les premiers baptêmes et le 20 octobre avait lieu le premier mariage. Ainsi commença la vie spirituelle de la paroisse.
Cédric Pauwels - Archiviste
NB : Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les documents placés sur le pupitre de la chapelle.
La communauté paroissiale Sainte Anne
du moyen age jusqu'à 1843.
Avant d’aborder l’histoire de l’actuelle paroisse Sainte-Anne à Auderghem, il convient d’évoquer une communauté paroissiale qui se développa jadis autour de la vieille chapelle Sainte-Anne.
La plupart des anciennes églises rurales, fondées par les souverains ou par des seigneurs laïcs, furent d’abord des églises privées. Leur propriétaire gérait le patrimoine du sanctuaire et prélevait la dîme. Il pouvait léguer son bien à sa descendance, le vendre ou l’échanger. Il avait le droit de désigner un desservant, mais l’évêque se réservait de ratifier ce choix.
Au XIIe siècle, Rome interdit aux laïcs de posséder des églises et peu à peu celles-ci furent transférées - parfois contre paiement - soit à l’évêque, soit à un établissement religieux’.
La chapelle Sainte-Anne était la propriété des ducs de Brabant: un indice matériel en fait foi. La petite tête en pierre qui surmonte l’entrée prouve son appartenance au souverain au moment de la construction.
Dans les archives mentionnant la chapelle au XIIIe siècle, on trouve les termes de jus patronatus, ecc/esia et parochia. Ainsi, une charte de 1251 parle d’une terre sise intra ecc/esiam de Oudrengem et pa/udem in /oco Bodem, c’est-à-dire entre l’église d’Auderghem et le marais au lieu-dit Bodem.
En 1307, le duc de Brabant Jean Il cédait sa petite église aux Dominicaines de Val-Duchesse, un prieuré fondé en 1262 grâce à l’appui de la duchesse Aleyde, et qui ne cessait de se développer. L’acte de donation nous livre le nom du desservant àl’époque: ". . .de a/tari, cui deservit dominus Egidius presbyter in ecclesia de Oudergem"
Val-Duchesse, détenteur du patronat de l’église de Watermael depuis 1271, reçut donc aussi le patronat de la chapelle Sainte-Anne. Les deux sanctuaires étaient indépendants l’un de l’autre. Cette situation se modifia au XVIe siècle: la communauté s’était affaiblie en raison des guerres de religion. Réfugiées à Bruxelles, les moniales y vécurent un long exil. La création de l’archevêché de Malines en 1559 et la nouvelle politique à l’égard des établissements religieux précipitèrent la décision de faire de Sainte-Anne à Auderghem, une simple chapellenie sous l’autorité de Saint-Clément à Watermael. Pour leur facilité les fidèles pouvaient satisfaire à l’obligation dominicale en assistant à la messe à Sainte-Anne, mais ils devaient recourir à Saint-Clément pour les baptêmes, les mariages et les funérailles.
1 E. de MOREAU. Histoire de l’Eglise, III, p. 379
et s.
2 VERBESSELT. Hetparochiewezen in Brabant, p. 410 et s.
1843. Une noivelle église paroissiale au Schietheide.
La population d’Auderghem s’accrut fortement entre les années 1820 et 1840; les nouveaux habitants s’installèrent surtout aux abords ou le long de la chaussée de Wavre. Il y eut peu ou pas de constructions le long du Kapelleweg et sur le Sint Annaveld autour de la chapelle. Celle-ci ne suffit plus au nombre croissant de fidèles qui se pressaient à l’office dominical. La nécessité apparut donc clairement: il fallait doter la communauté paroissiale d’une nouvelle église.
Le bourgmestre de Watermael-Boitsfort, Th. Verhaegen - le fondateur de l’Université Libre de Bruxelles - proposa au conseil communal, le 22 mai 1842, la construction d’une nouvelle église au Schietheideveld, le long de la chaussée de 1er-vueren.
Dans le registre des procès-verbaux du conseil communal de Watermael-Boitsfort, nous lisons: "Vu l’accroissement de la population du hameau d’Auderghem; considérant que la chapelle Sainte-Anne suffit à peine pour accueillir un dixième des fidèles de l’endroit, le conseil communal estime qu’une nouvelle église est indispensable à Auderghem, et qu’il convient de lui adjoindre un nouveau presbytère; considérant qu’une nouvelle église a été construite il y a quelques années au hameau de Boitsfort et qu’il convient de traiter Auderghem de la même manière; considérant que le meilleur emplacement disponible est un terrain dénommé Schietheide qui est la propriété de la commune ; considérant enfin que les plans de M. Spaak, architecte de la province, sont acceptables, le conseil communal décide à l’unanimité d’approuver la proposition du bourgmestre M. Verhaegen, et de la recommander à l’administration provinciale.
La création de la nouvelle paroisse devait être confirmée officiellement par Malines. Un acte de l’archevêque Mgr Englebert Sterckx, en date du 25 novembre 1843, énumère en détail les raisons de cette création et précise même les limites du territoire de la paroisse. Le budget de l’administration communale de Watermael-Boitsfort avait prévu un montant de 18.500 F pour coût du gros-oeuvre. Les plans de l’architecte L. Spaak fluent approuvés par le conseil communal en septembre 1842. Le hameau de Boitsfort avait été doté précédemment d’une nouvelle église, aux frais des paroissiens. Les autorités communales ne pouvaient - ou ne voulaient - pas faire d’exception pour Auderghem. Il convenait d’adopter un système analogue: en quelque sorte des "centimes additionnels" imposés à tous les habitants du hameau. Cette majoration d’impôt serait perçue aussi longtemps que le coût de l’église n’était pas apuré. En vue de contribuer aux frais de construction de l’église, la commune décida de lotir et de vendre une terre qu’elle possédait au Schietheide, le long de la chaussée de Tervueren. Dans son budget pour 1844, elle avait estimé le rapport de cette vente à 6.000 F. Le 20 décembre 1845, on constata qu’il s’était élevé à 7.298 F, somme qui permit de couvrir environ 40 pc. du coût de la construction.
A cause de sa simplicité et de l’absence d’ornements architectoniques, l’église coûta à peine 18.591,27F.
L. Spaak, reçut ordre de dresser les plans. Il conçut un projet d’exécution rapide et qui ne coûtait pas trop cher, en fait un plan qu’il put sortir de ses tiroirs. En 1839 déjà, il avait construit une église identique à Koekelberg. Cet architecte avait pour mission de construire maisons communales, presbytères et d’autres églises encore, telles celle de Molenbeek-Saint-Jean (1834), Schepdael (1850) et Ganshoren (1850).

Un échange de cloches.
Le premier dimanche de juillet 1916, la fabrique examina une demande formelle de Charles Dietrich, tendant à obtenir, sous forme d’échange, la vieille cloche de 1772 provenant de la chapelle Sainte-Anne. En contrepartie, il offrait une cloche plus grande, qu’il ferait placer à ses frais. De quoi s’agissait-il?
Propriétaire du domaine de Val-Duchesse depuis 1903, Charles Dietrich acquit aussi, le 26 octobre 1908, de la veuve d’Alfred Madoux, la chapelle Sainte-Anne, désaffectée. Il la faisait restaurer en profondeur, sous la direction scientifique du chanoine Lemaire, professeur à l’Université de Louvain. Dans un souci d’authenticité, il était souhaitable de voir la cloche reprendre sa place primitive dans la chapelle. Cet échange fut approuvé le 21 décembre 1916 par la Commission royale des Monuments et des Sites.
Sur la paroisse de Ste-Anne se trouve aussi la chapelle "Champagnat"
Depuis 1953 elle accueille une messe dominicale destinée aux personnes qui ont des difficultés de déplacement et qui ne pourraient pas venir à l'église Ste Anne. Actuellement, cette messe a lieu tous les dimanches à 10h. La chapelle accueille aussi une célébration en croate à 11h.
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Prochainement nous publierons ici l'histoire de cette chapelle.
La paroisse "officielle" n'a pas 50 ans. Elle est devenue officiellement paroisse le 25 décembre 1959, autonome par rapport à la paroisse Ste-Anne, après un cheminement de presque 10 ans. On comprendra mieux la véritable origine de la paroisse actuelle en lisant les lignes qui suivent (*) :
"...à partir des années 50, livré aux lotisseurs, Auderghem se peuplera brusquement et de plus en plus intensément du côté du Transvaal, un quartier qui porte son éloignement jusque dans sa toponymie...
Les habitants du Transvaal, presque tous des couples jeunes, avec promesses d'enfants, se retrouvaient... des paroissiens de Ste-Anne, tant par nécessité que par obligation.
Leur éloignement de l'église paroissiale fut peut-être, parmi d'autres, un incitant à leur rapprochement humain. Toujours est-il que quelques chrétiens particulièrement dynamiques et doués, prospectés et entraînés par le couple Devillers (lui-même peut-être influencé par les expériences des Foyers Notre-Dame) organisèrent dès 1951 des rencontres chez l'un ou l'autre, en alternance. Chacun y apportait ses tartines ; on y priait, réfléchissait et discutait d'un thème choisi à la séance précédente, à l'instar des foyers Notre-Dame. Ces groupes, peu nombreux au départ, s'intitulaient informellement "groupes de foyers". Ils bénéficiaient de l'approbation et quelquefois de la visite du curé de Ste-Anne, l'abbé Frans Debremaeker. Un de ces groupes de foyers terminait ses réunions par un chant religieux,... une habitude appelée à de longues séquelles !
Les pionniers de ces groupes de foyers, avec les Devillers, sont, entre autres, les familles Allard, Biebuyck, Debouny, Lawalrée, Martin, Mélis et Vander Biest. On peut vraiment dire qu'ils ont été la semence de la future paroisse.
En effet, dès l'origine, ils firent germer un foisonnement incroyable d'activités. L'absence de télévision aidant, de leur plaisir à chanter ensemble naquit une chorale, de leur joie de vivre se forma un groupe théâtral... Son objectif, à l'époque, était de faire, dans la bonne humeur, une recette au profit d'un comité de soutien à l'école St Pie X, en construction.
Le groupe théâtral fut dissout avec la première fancy-fair de l'école St-Pie X où les protagonistes et leur objectif se retrouvaient.
Pour informer le voisinage de leurs activités, des bonnes et moins bonnes nouvelles, Mr Devillers imagina de rédiger et d'éditer, en mai 1952, avec Madame Lawalrée et sous la protection du groupe d'entraide, une petite feuille mensuelle qui se voulait déjà un "lien" entre tout ce qui s'éveillait dans le quartier. Le premier tirage de 50 exemplaires fut confié à une maison spécialisée en polycopie...".
Pour l'histoire ultérieure de qui deviendra 'Le Lien du Blankedelle", cliquez ici : Le Lien
Concurremment, les célébrations liturgiques des paroissiens du Transvaal émigrèrent progressivement de Ste-Anne vers la chapelle du Sacré-Cœur, avenue Chaudron, cela sous l'impulsion des paroissiens et du clergé de Ste-Anne lui-même. Vers 1954, un vicaire de Ste-Anne, l'abbé Raymond Van Schoubroeck, peut officiellement résider au Transvaal. La future paroisse du Blankedelle se cotisait pour payer le loyer, d'abord avenue Chaudron, puis au 98, avenue Meunier.
Le vicaire, déjà plus "paroissial", s'occupa du problèmes des écoles. Il existait une école gardienne dans les locaux du sacré-cœur, école nommée l'École du Transval" (et non Transvaal). Ce n'était pas adapté.
" Le 9 juin 1954, le vicaire institua l'école primaire et gardienne Saint-Pie X dans des bâtiments préfabriqués -aussitôt insuffisants- sur des terrains acquis aux sœurs du Sacré-Cœur, grâce à l'aide de la famille Waucquez. De nouvelles constructions s'avéraient indispensables.
Un "Comité du Fonds Scolaire" fut créé à cette occasion par des bénévoles... qui entreprirent de fabriquer des centaines de petites écoles en bois et de chartes commémoratives pour les vendre aux fêtes et soirées de ce fonds... Comme dit plus haut, les recettes de la compagnie théâtrale allaient au même fonds. (Pour l'école), le nom du pape Pie X fut vraisemblablement choisi en fonction du retentissement de sa toute fraîche canonisation en 1954. " (R. NOÉ, id)
La première pierre de l'école fut solennellement posée le 13 mars 1955 et le 17 septembre suivant déjà, Mgr Van Eynde bénissait les nouveaux locaux. Ces locaux, qu'on qualifierait aujourd'hui de provisoires, ont été remplacés par les importantes constructions de 2003 mais la "première pierre" a été récupérée et se trouve actuellement devant l'autel en notre église où on peut la contempler en évoquant tout ce qu'elle représente.
Le vicaire Van Schoubroeck inaugura aussi une "Consultation des nourrissons" locale qui ouvrit ses portes le 14 juin 1955.
La même année, la chapelle du Sacré-Cœur était devenue officieusement "Chapellenie de Notre-Dame du Blankedelle". Elle était ouverte à une messe publique quotidienne. La dédicace "Notre-Dame" est due à une proposition de l'abbé Van Schoubroeck, avec l'accord unanime des groupes de foyers, tous motivés par une dévotion particulière et personnelle à la Vierge Marie.
A cette époque, les œuvres étaient au nombre de vingt-trois, dont dix paroissiales et dix spécifiques au quartier. Toujours d'après R. NOÉ, nous citons ces dernières :
Groupe N.-D. des Foyers
Aides familiales
Gardes d'enfants
Consultation des nourrissons
"Lien" de chrétienté
Dépannage
Prêt de livres
Lutins
Louveteaux
Mon Club (pensionnés)
Un cercle biblique s'ajoutera en janvier 1957, de même qu'un ciné-club.
La Chorale N.-D. du Blankedelle se produisit pour la première fois aux offices de la Semaine Sainte de 1957. Elle était née de la fusion d'une chorale masculine et d'une autre, féminine, "Les pinsons du Blankedelle".
Le 10.12.1957,succède au chapelain-vicaire Van Schoubroeck. le Chapelain Roger Dereymaeker. Celui s'attachera à faire reconnaître la "chapellenie" comme une paroisse à part entière, tant par l'évêché que par l'État. La paroisse est en effet une institution officielle dans l'État belge.
C'est sur un beau parchemin daté du 25 décembre 1959 que le Cardinal Van Roey informe le clergé local et les Auderghemois de sa décision de constituer la chapellenie en paroisse autonome. Le roi Baudouin signe l'arrêté royal légal à Elisabethville, ce même 25 décembre 1959. C'était lors de son second voyage au Congo. L'arrêté royal paraîtra au Moniteur Belge du 23 février 1960.
L'abbé Roger Dereymaeker devint le premier curé de la nouvelle paroisse et cela jusqu'en 1972.
Il y avait un deuxième objectif : construire une église. Dès 1960, lors de la première séance du Conseil de la Fabrique d'Église, on décide d'entreprendre les formalités pour la construction. Recherche des finances, plans, construction, ameublement s'échelonnèrent sur dix ans.
C'est le 23 décembre 1970 que Mgr Suenens consacrera l'église.
L'histoire de la paroisse ne s'arrêtera pas en 1970. Nous avons évoqué ci-dessus quelques fondateurs de cette Église vivante au Blankedelle. Nous remercions l'auteur du document qui a été notre source et nous nous réjouissons de pouvoir, dès que possible, évoquer les années qui ont suivi.
(*) Source : R. NOE, Notre-Dame du Blankedelle, Petite histoire d'une paroisse et de son église, des origines à la dédicace. Texte rédigé avec la collaboration de la Fabrique d'Église et de l'Équipe Pastorale. (Auderghem, 3 décembre 1995).
Le saviez-vous? Le Lien du Blankedelle existait bien avant la naissance officielle de notre paroisse.
Ce n'était pas, vous vous en doutez, exactement sous la forme actuelle. Contons en donc l'histoire, qui se déroula parallèlement à celle de l'extension du quartier, au développement de l'organisation paroissiale, et à l'évolution des mentalités.
C'est en mai 1952 qu' Albert Devillers imagina de rédiger et d'éditer une petite feuille mensuelle dénommée Bulletin d'informations, pour donner des nouvelles du voisinage, et surtout insister sur les activités d'un jeune groupe d'entraide: ce bulletin se voulait déjà un lien entre tout ce qui s'éveillait dans le quartier. Etait fondamentale, à ce point de vue, la rubrique des Annonces, en vue d'une entraide pratique entre les habitants du quartier. Ces annonces étaient gratuites.
Ce bulletin était imprimé selon la technique rudimentaire de la polycopie de l'époque, et fourni à la demande: le tirage fut de 50 exemplaires pour le premier numéro, grimpant à 170 pour le dernier numéro, celui d'avril 1954.
En effet, à partir de mai 1954, le Bulletin abandonne son titre, au profit d'un autre qui dévoile plus clairement son ambition, sa spécificité, son programme: Paroisse Ste-Anne / Quartier du Sacré-Coeur / Lien de Chétienté. N'existait alors que la paroisse Ste-Anne, mais le quartier du Blankedelle commençait à se développer. Avec Mr Devillers et Mme Lawalrée, et sous l'impulsion du vicaire Van Schoubroeck (aujourd'hui doyen des Sts Michel et Gudule) qui rédige les éditoriaux, et donne au mensuel un contenu plus spécifiquement chrétien, ce dernier progresse peu à peu: le tirage est de 500 exemplaires fin 1955. Et ce, à l'aide d'un duplicateur rotatif manuel, acquis dans ce but: outil nouveau, qui ferait aujourd'hui figure d'antiquité.
Dès janvier 1957 le titre oubliera les mentions de Ste-Anne et du Sacré-Coeur, et adoptera un intitulé novateur: N.D. du Blankedelle / Lien de Chrétienté, avec, en première page, une carte des rues du quartier du Sacré-Coeur, incluant le Transvaal, mais sans le Parc des Princes; et cela suite à la création de la "Section Paroissiale N.D. du Blankedelle".
A peine douze mois plus tard, nouveau titre: Chapellenie Notre-Dame du Blankedelle / Lien de Chrétienté, du fait de la transformation de la Section en Chapellenie, avec l'abbé R. Dereymaeker comme chapelain. Titre éphémère, lui aussi, puisqu'il se mue en janvier 1960 en Paroisse N.-D. du Blankedelle / Lien de Chrétienté, suite à l'élévation de la chapellenie au statut de paroisse.
Encore sous l'égide de Mr Devillers, le tirage du Lien de Chrétienté, destiné à l'époque aux paroissiens désireux de le recevoir, augmenta régulièrement . Un millier d'exemplaires à fin 1959, environ 1500 en mai 1964 lorsque Mr Devillers, après onze ans de Lien, passa la main. Les responsables de la mise en oeuvre entre 1964 et 1970 ne sont guère connus, n'étant pas renseignés dans les numéros disponibles de cette époque. Le flambeau est repris dès 1971 par Mlle Marie-Josèphe Wibo, qui le garda vaillamment, seule, jusqu'à 1985.
Depuis sa création le Lien de Chrétienté paraissait mensuellement, 12 fois l'an. Imprimé au format demi-folio (un peu plus grand que l'A5 actuel), il comptait 8 à 12 pages, auxquelles s'ajoutait un couverture non paginée, le tout solidarisé par une agrafe! La distribution était assurée par une équipe de bénévoles, tout comme aujourd'hui.
Les plus anciens des paroissiens se souviendront d'une période (en fait de mai 64 à août 73) où la couverture était imprimée, avec une flèche blanche, sur fond de couleur (et ensuite une flèche de couleur sur fond blanc), comportant notamment les renseignements paroissiaux "fixes".
C'est sans doute en 1970, l'année de l'inauguration de l'église, que fut décidée la distribution toutes boîtes du Lien de Chrétienté, sur l'étendue de la paroisse. Le tirage s'élevait alors à environ 2.500 exemplaires, il est d'un peu plus de 3.000 aujourd'hui, avec une quarantaine de distributeurs.
Quant à la numérotation, mentionnée à l'époque de Mr Devillers (n°s 1 à 118). elle fut oubliée par la suite. Le nombre de numéros par an passa, on ne sait quand exactement, de 12 à 11, pour se stabiliser à 10 numéros/an à partir de 1990. Ce qui a pour conséquence une incertitude sur le nombre exact de numéros parus, et l'adoption conventionnelle du numéro 515 en octobre 2000, qui voit la reprise de la numérotation.
L'abbé X. Goegebeur fut curé de la paroisse de 1973 à 1989. Pendant cette période le Lien de Chrétienté fut l'oeuvre de Mlle Wibo, secondée en fin de période par Messieurs Krack et Gérard. En octobre 82 apparaît pour la première fois le logo "maquette de l'église", avec la légende Le Lien du Blankedelle, la mention Lien de Chrétienté étant abandonnée. Sans doute fortuit, mais symptomatique d'un monde de plus en plus laïcisé.
Avec l'abbé J.M. Bergeret, la publication est reprise par Mr Gérard et ensuite Mr Hamal. C'est à partir de septembre 1992 qu'interviennent des modifications techniques fondamentales: passage au format A5, remplacement de la dactylographie par le traitement de texte en ordinateur [alors qu'à la naissance du Lien l'informatique commerciale n'existait pas, même pour les grandes entreprises !], impression chez Clap Copy et ultérieurement sur une machine propriété de la paroisse, fabriquant automatiquement son propre stencil électronique à partir du texte, et assurant ensuite une polycopie à l'encre liquide.
D'où aussi, à nouveau, nécessité d'une équipe d'imprimeurs bénévoles, parmi lesquels, durant de nombreuses années, Mrs Gérard, Peeters et Mailleux.
Le nouveau système de tirage impliqua financièrement la réduction des numéros à 8 pages A5, au lieu de 12. Toutefois le volume global de texte sera conservé, sinon augmenté, grâce à l'utilisation de caractères dont la clarté autorisait la réduction, et aux facilités de mise en page que donne un logiciel de traitement de texte.
Revenons à la rubrique Annonces. Elle garda ce titre pendant dix ans. Il se modifia en 1964, sans doute sous l'influence contagieuse de l'environnement commercial qui se développait à l'époque à Auderghem. Dans cinq numéros ce fut Le Petit Marché du Blankedelle, pour devenir ensuite le très pompeux Supermarché du Blankedelle, que nous connaissons encore aujourd'hui.
Le succès de la rubrique allant grandissant, jusqu'à trois pages d'annonces, il fut décidé en 1987 de demander une contribution aux frais. Initialement de 60 francs, elle fut portée à 100 francs en avril 1992. La rubrique ne fait cependant plus guère recette aujourd'hui, malgré un prix inchangé, de 2,5 euros pour 4 lignes.
Quant au contenu rédactionnel, il comprend en outre l'agenda des activités paroissiales, un éditorial en rapport avec l'actualité religieuse ou civile, la rubrique Nos joies… Nos peines… (baptêmes, mariages, décès), des informations sur les activités de différents groupes paroissiaux. Ainsi que la Chronique du Jumelage, lequel pourrait être défini, en quelque sorte, comme un "lien" et une "o.n.g." au service de paroisses congolaises dont les prêtres animateurs ont séjourné, étudié précédemment en Belgique, et participé à la vie de notre paroisse.
Sont aussi publiés, sans nécessairement avoir une connotation spécifiquement religieuse, des articles incitant à la réflexion, des poèmes ou prières, des proverbes et citations d'auteurs. En bref, des réflexions de sagesse, en opposition à une société trop souvent en proie à l'égoïsme, à la violence et à la consommation.