Sainte Anne   -   Saint Julien   -   N-D de Blankedelle


Une veillée pour l’unité vécue … en Unité !

Ce soir du jeudi 19 janvier  dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens (18 au 25 janvier) nous a permis de faire une rencontre en unité pastorale.  Nous étions au moins une petite quinzaine des trois paroisses de notre unité à avoir répondu présent à l’invitation de la communauté germanophone évangélique de l’avenue Salomé à Woluwé-St-Pierre.  Comme plusieurs l’ont remarqué, c’est toujours un peu un exploit de réunir des chrétiens qui ont des cultures différentes et des habitudes de prier voisines mais peut-être cousines …

La musique, la cordialité de l’accueil et la préparation a beaucoup aidé à faire de cette veillée un temps de beauté et d’inspiration.  Après la dernière pièce d’orgue, nous nous sommes retrouvés pour partager le verre de l’amitié qui s’est mué en un vrai buffet de toutes couleurs et saveurs et à cette occasion l’unité pastorale d’Auderghem a engrangé quelques prénoms de plus : entre les Claire, Emmanuel, Claire, les trois sœurs du Christ (Ghislaine, Anne-Thérèse, …), Jean, Vincent & Françoise, Lucienne, Jean-Pierre & Agnès et votre curé … Oui c’était une belle occasion pour se retrouver comme membres de l’unité – invités - … Peut-être à revivre en un autre moment … 

Et puis il y a un parallèle entre les deux « unités » en chemin … entre paroisses de l’unité nous avons certes des sensibilités différentes parfois, des habitudes, des cultures diverses … mais ce ne doit pas être un obstacle mais nous pousser à ce que les différences dans l’unité se marient pour faire grandir l’unité entre nous : cela suppose qu’ elle soit basée sur l’unité qu’est le Christ : lui seul peut transformer ce qui doit l’être en nous pour que nous avancions dans la foi, dans l’amitié partagée et le service fraternel …

L’unité entre confessions chrétiennes vit aussi ces différences de sensibilité et vit aussi les mêmes combats que la société – comme le rappelait le Canon Innes (responsable de la pro-cathédrale anglicane à Bruxelles) mais là où elle a quelque chose à dire au monde c’est de montrer qu’il est possible que cette diversité ne soit pas source de conflits supplémentaires mais d’une richesse complémentaire… N’en est-il pas aussi pour notre unité pastorale d’Auderghem … Puissions-nous saisir l’invitation du groupe de préparation œcuménique polonais cette année à nous laisser « transformer par la victoire du Christ » dans ces petits pas des deux chemins des deux « unités » …

Abbé Michel Rongvaux


 

Carême 2012

  « Et si j’apprenais à mieux prier… ? »  
Tous les renseignements : cliquez ici

 


Messes des familles en unité

Samedi 11 février à Ste Anne
Samedi 17 mars à St Julien 
Samedi 21 avril à St-Julien qui suit une rencontre uniquement pour les 1ères des communions StJ-StA 
Samedi 12 mai à Ste-Anne 
Samedi 23  juin à St Julien (suivi du souper poulet)


Partage biblique

Mercredi 15 février à 20h à la chapelle st Julien, partage biblique avec le Père Jean Van Brussel avec pour thème : "la guérison d'un paralysé à Capharnaüm", Marc(2, 1-12). Puissions-nous aussi entendre : "Lève-toi, prends ton brancard et va dans ta maison". Bienvenue à tous et toutes pour ce parcours de foi.


Prochain baptême dans notre Unité

Le 19 février 2012 à Notre Dame de Blankedelle
Réunions prévues à l’adresse suivante: 32, avenue des Héros, 1160 Bruxelles.
Réunion d’accueil à déterminer par l’accompagnateur
Réunion de préparation de la célébration le mardi 07 février 2012 à 20h15
Veuillez contacter Jean SPRONCK, avant le 15 janvier 2011. Tél.0495/43.48.61 Courriel : jeanspronck@skynet.be

Le dimanche 18 mars 2012 à Sainte- Anne. Réunions prévues à l’adresse suivante: 89, chaussée de Tervuren, 1160 Bruxelles.
Réunion d’accueil à déterminer par l’accompagnateur
Réunion de préparation de la célébration le mardi 06 mars 2012 à 20h15
Veuillez contacter, avant le 15 février 2012, Jean SPRONCK
, diacre responsable de la pastorale du baptême, tél. 02.660.05.47 ou 0495.43.48.61 ou courriel à

jeanspronck@skynet.be


  PARCOURS ALPHA

ALPHA est à nouveau en marche !!!... Renseignements


Au détour d'une lecture

Ce qui est plus difficile, c'est aujourd'hui de prier
J'ai bien du mal à vous éclairer et/ou à vous guider à ce sujet. Il me semble que « prier », c'est surtout et avant tout se recueillir: rentrer en soi-même et essayer de rejoindre l'essentiel, et se savoir habité par une présence exigeante: « on » veut quelque chose de moi, « chose» assez simple et assez exigeante, à savoir que je sorte de moi pour m'ouvrir davantage à tout ce qui m'entoure, à tous ceux qui m'entourent. Il y a comme une présence en moi qui m'appelle à être présent aux autres. 

On nous a tellement parlé, à propos de la messe par exemple, de ce qu'on appelait la présence réelle. 
La présence réelle, c'est être réellement présent aux autres et il n'y a pas d'autre communion.

Jean Kamp : Lettre du 3 août 2010


Vivre l'Évangile aujourd'hui, en Belgique

En bref, il s'agit dans cet exposé de répondre à la question: « Pourquoi des communautés chrétiennes (de base) pour vivre l'Évangile là ou elles se trouvent? »

1. Vivre

Tout d'abord, il importe de vivre. C'est vrai pour tous les humanismes, mais aussi pour l'humanisme chrétien. Le sens du baptême peut s'exprimer ainsi: «Vis ta vie! Vis-la avec générosité et intensité, avec confiance et audace! Ta vie vaut la peine, et tu ne seras pas seul. » Non pas survivre, non pas vivoter, mais vivre, avec tout le dynamisme, toute la force de ce verbe.
Sur cette terre, deux grands traits caractérisent le vivant:

a. Il dispose d'une membrane autour de la cellule

- Cette membrane est assez solide pour marquer une séparation avec ce qui entoure... et tenir ensemble tous les éléments de la cellule. En d'autres termes: être soi-même, avoir de la consistance, faire l'unité de sa vie. Ne pas être seulement un comme tous les autres, dans le troupeau.

- Mais cette membrane doit être perméable, pour donner et recevoir. La cellule a besoin du monde extérieur; elle doit aussi éliminer ce qui n'est plus utile. Être en relation avec les autres et avec la nature, dans la réciprocité

b. Le vivant est par ailleurs marqué par la mortalité et par la transmission.

- Ce qui est né mourra nécessairement. Sur cette terre, nous sommes éphémères, nous ne faisons que passer. Notre mort est programmée dès notre naissance. C'est aussi vrai pour tous les groupes et toutes les institutions.

- Mais le vivant est aussi ce qui se reproduit. La vie ne finit pas avec l'individu; elle se transmet à un nouvel individu, qui sera lui-même et donc différent. D'ou l'importance de la filiation et aussi de la transmission de ce qui nous fait vivre, même si ce sera désormais autrement. Le premier impératif qui s'impose à toute communauté chrétienne, c'est donc: vis ta vie, sois vivante! Dieu est le Vivant; il veut que nous soyons des vivants. Cela passe avant toute mission fonctionnelle. Cela inclut :

- Oser être soi-même, suivre le chemin qu'il nous paraît bon de suivre, quels que soient les obstacles ou le regard des autres. Ne pas faire l'original pour le plaisir de se faire remarquer, mais vivre en cohérence avec ce que l'on croit profondément. Cela implique de savoir qui je suis, de connaître mon vrai désir profond. Ce n'est pas facile pour l'individu et moins encore pour un groupe. Il faut pour cela prendre le temps de se parler, de s'expliquer, de s'interpeller jusqu'à ce qu'ensemble on puisse voir plus clair. Et c'est toujours à reprendre !

- Mais il faut encore ne pas agir seul, mais en communion avec les autres communautés, celles qui nous précèdent (la Tradition), celles qui nous entourent (le sens de l'Église), en cercles concentriques. Avec toute la famille humaine, dans son immense diversité.

- En se sachant mortel comme communauté, sans perdre pour autant la joie de vivre. D'autres prendront la relève, autrement. Vivre de cette façon, ne serait-ce pas cela le bonheur ?

2. L'Évangile

Oui, vivre, mais pas n'importe comment! Rappelons-nous cette affirmation de Pierre: « A qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle! » Je cite ici la pensée de Dominique Collin: «Le christianisme est une mémoire vivante et agissante: nous n'avons pas à le créer de rien, mais à l'inventer ou à le réinventer à partir de l'expérience première. » Ainsi, les communautés du premier siècle ont dû inventer leur vie! Cela s'est traduit dans de grandes différences entre Jérusalem, Antioche, les communautés pauliniennes... Mais toutes disent vivre du Christ ressuscité. Les Évangiles et tout le Nouveau Testament témoignent d'une expérience communautaire, d'une vie rude mais intense, cohérente, dans la lumière d'une relation chaleureuse, d'une immense confiance, d'une audace... Cette expérience culmine dans l'événement pascal et la présence du Ressuscité, qui donne la puissance de son Esprit.

L'agir de Jésus

- Il annonce le Règne (ou le Royaume) de Dieu, c'est-à-dire un avenir de bonheur collectif, pour toute l'humanité, juifs et non juifs.

- Jésus guérit les malades, les blessés de la vie et chasse les démons. Cette tâche est si urgente, qu'il l'accomplit même le jour du sabbat. Là ou il passe, « les aveugles voient, les boiteux marchent droit, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres» (Mt Il,5). Cette activité montre que Jésus est bien celui qui ouvre le Royaume de Dieu: il l'annonce par sa prédication, et, en même temps, il en donne les signes. En guérissant les malades, il fait ce qu'il dit: il fait reculer le malheur, il rend heureux du bonheur des Béatitudes. Ne serait-ce pas cela, la santé au sens fort: non seulement l'absence de maladie, mais aussi l'harmonie d'une vie intense, pleine de sens, d'une existence en relation avec autrui, une vie qui peut être rude, mais qui, en définitive, est heureuse parce que cohérente? 
- Il a vis-à-vis de tous un regard d'estime et de confiance. 
- Il révèle au malade sa dignité et permet la réconciliation avec soi-même qui permet de se découvrir capable du meilleur. 
- Il facilite la réinsertion dans un réseau humain, mais sans embrigader. 
- Il révèle le vrai visage de Dieu, à l'opposé du « Dieu pervers ». 
- Il guérit le corps social en réintégrant les exclus
- Il constitue une équipe, qu'il associe à sa tâche et qu'il initie à sa mission « pour être avec lui et pour les envoyer prêcher avec pouvoir de chasser les démons» (Mc 3,14-15).

La mission de l'Église

Corps du Christ, la communauté chrétienne n'a qu'une seule mission: continuer pour des temps nouveaux et sur la terre entière ce que Jésus a commencé en Palestine. Lorsqu'il rassemble une communauté de disciples, c'est pour les associer à sa propre tâche, avec un double ministère de parole et de guérison. Dans l'Évangile en effet, les disciples font ce que faisait Jésus, et les Actes des Apôtres racontent les guérisons opérées par les apôtres, par Philippe et par Paul. Là ou les disciples de Jésus passent, l'homme paralysé ou alité est rendu à sa liberté (Ac 3,1-10; 9,32-34; 14,8-10), celui qui est torturé par un esprit impur en est délivré (5,16; 8,7), celui qui était mort retrouve la vie (9,36-43). Les disciples agissent par l'Esprit de Jésus, et les miracles qui leur sont attribués ressemblent d'une manière frappante à ceux du Maitre. Le sourd-muet, l'aveugle, le lépreux? Le livre des Actes et les lettres de Paul ne racontent pas la guérison physique de ces personnes.

 Et pourtant !   Ces écrits ne disent-ils pas comment des gens terrorisés reçoivent des langues de feu et se mettent à annoncer le Christ vivant (cf. Ac 2), comment l'homme aveuglé est illuminé par la lumière du Ressuscité (cf. Ac 9), comment la séparation entre le pur et l'impur est abolie, de telle sorte que Juifs et païens font partie d'une même Église (cf. Ac 10) ?

Il y a là une transposition, qui invite à d'autres transpositions pour la vie ecclésiale d'aujourd'hui. Vivre en communauté chrétienne doit faire du bien à ceux qui sont concernés. Mais qu'est-ce qui, dans notre société, paralyse et abaisse les personnes? Quels sont les démons intérieurs qui les tiennent en esclavage? Au-delà de la lèpre physique, en voie d'élimination, quelles sont les lèpres sociales ou morales (racisme, exclusions de toutes sortes) qui rongent notre culture?

3. Aujourd'hui, en Belgique

Notre société en 2011 est postchrétienne, avec une mémoire lourde, avec du ressentiment; les générations plus jeunes s'intéressent peu au christianisme, tout en ayant soif de « spiritualité ». C'est une société ultralibérale, pour le meilleur et pour le pire, avec une forte désindustrialisation et une réelle dualisation. C'est une société multiculturelle, avec toutes les questions que cela suscite. Notre monde souffre d'une sorte de dépression collective, avec un sentiment que tout ira plus mal. .. Peu d'espérance! La question se pose alors de savoir quels sont les critères de « qualité évangélique» pour les communautés?

- Elles devront être un lieu de « bonne santé », ou on peut éprouver ensemble un bonheur; un lieu d'accueil de tous; « en vérité» (y compris les sans-papiers, le Quart Monde...)

- Être aussi un lieu de communion plus large (communion ecclésiale), quitte à s'interdire ce qui mettrait cette communion en danger?

- Être enfin un lieu d'ouverture au monde, à la société réelle.

Jacques VERMEYLEN


Concile trahi, concile perdu

Giovanni Franzoni
Extraits de l’article paru sur le site http://www.paves-reseau.be/ revue.php?id=1039

Giovanni Franzoni, ex-abbé bénédictin, théologien catholique qui s’est beaucoup engagé pour les pauvres, a beaucoup écrit et a été père au Concile Vatican II, a présenté cette conférence au Trente-et-unième Congrès de l’Association des théologiens et théologiennes Jean XXIII à Madrid en début septembre 2011. Le constat est lucide et sans illusion, mais l’espérance subsiste, et surtout la foi en l’action de Dieu dans le monde.

Chers amis, amies, compagnons et compagnes de voyage, 

Vous avez devant vous une personne âgée qui a eu le plaisir de participer à Vatican II alors qu’il était jeune. Environ deux mille Pères ont participé à cet évènement, mais cinquante ans plus tard ils sont presque tous décédés. Je suis l’un des rares survivants (comme, en Italie, Mgr Luigi Betazzi, évêque émérite d’Ivrea). Je suis donc un témoin direct. 

Suit un long passage sur l’histoire du Concile et les décennies qui ont suivi. Voici les deux dernières pages de ce texte, avec l’acte de confiance qui le termine :

(...) Mais quand les théologiens de la libération en Amérique latine ont voulu appliquer pour leur Continent Gaudium et Spes et la Populorum Progressio, et ont mis en pratique les affirmations de la Conférence de Medellin sur les « structures injustes de la société » responsables de l’oppression et de la pauvreté, Paul VI d’abord puis Wojtyla et Ratzinger  ont systématiquement et autoritairement tronçonné la théologie de la libération. Leonardo Boff et Ivone Gebara furent les victimes les plus connues de cette politique vaticane. De plus, à partir de Wojtyla, la Curie romaine a mené une politique systématique pour remplacer les évêques « progressistes » par des évêques  « conservateurs » et surtout, « anti-libérationnistes ». Et quand Oscar Romero est mort pour la justice à El Salvador, ils l’ont remplacé par un évêque de l’Opus Dei.
La répression des papes postconciliaires fut encore plus dure contre les théologiens qui, avec des arguments solidement fondés sur les Écritures et sur Vatican II, mettaient en cause la structure de pouvoir de l’Église romaine. Les plus grandes victimes (non les seules) de cette répression systématique de la Curie, à partir de Paul VI et plus tard aussi, ont été le théologien suisse allemand Hans Küng, l’allemand Bernard Häring et le théologien cingalais Tissa Balasuriya. (...)

Dernier flash : depuis cinquante ans, le problème de la femme s’est imposé à l’Église romaine avec de plus en plus d’acuité. Quel est le rôle de la femme? Peut-on penser à un ministère féminin? D’abord Paul VI puis Jean-Paul II ont coupé court à tout débat sur la femme-prêtre. Mais les femmes non plus ne veulent pas être prêtres, étant donné qu’elles ne veulent pas des hommes-prêtres. De fait, le sacerdoce n’existe pas dans la pensée de Jésus qui parle entre autres, d’une communauté de frères et sœurs, de « service réciproque »; le Nouveau Testament parle de « superviseurs » (évêques), de « presbytes (anciens), de diacres (serviteurs). Cette Église est contredite aujourd’hui par la hiérarchie, décidée à conserver une structure machiste et patriarcale pour sauvegarder son pouvoir sacré. C’est pour cela que, s’ils désirent des prêtres, ils disent non à la femme-prêtre. Au contraire, nous rêvons d’une Église sans prêtres ni prêtresses, où les femmes et les hommes, célibataires et mariés, pratiqueraient des « ministères »  au service de la communauté ecclésiale. Utopie? Hérésie? (...)

Que doit-on faire alors? Je crois que, sans présumer avoir dans les poches toutes les bonnes solutions, nous devons prendre sur nous la responsabilité de vivre de façon communautaire selon l’Évangile, et ensuite, en dialogue avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté, nous devons chercher ensemble quoi faire pour la paix, la justice et la sauvegarde de la création (...)

Vous me demandez : « As-tu confiance dans le futur de l’Église? » Que pourrai-je vous répondre? Si le monde va si mal, l’Église pourrait-elle être en bon état? Ne pensons pas au futur, pensons au présent. À ce présent si tragique et tourmenté, si tourmenté par de grands malheurs et enveloppé dans les ténèbres. Voici un exemple frappant : dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, quelques techniciens, tout en sachant qu’ils allaient vers la mort, sont entrés pour tenter de refroidir les réacteurs. Ces gens-là n’étaient pas chrétiens, ils ne savaient peut-être rien de Jésus. Malgré tout, ils ont accepté la mort pour sauver d’autres vies. Cela m’émeut et je dis qu’il faut continuer d’espérer dans l’être humain. Il me vient à l’esprit les paroles de Jésus : « Levez les yeux et regardez les champs, ils sont déjà mûrs pour la récolte » (Jean, 4,35). Il est évident que dans  un monde plein d’ivraie et de mauvaises herbes, grâce à Dieu le grain mûrit. Il mûrit là où des femmes et des hommes travaillent pour la paix, la justice, la sauvegarde de la Création, là où ils se convertissent en Samaritains pour aider le frère inconnu qui tombe victime des bandits.

Mes chers amis, mes chères amies, je vous remercie de nouveau de votre invitation. Et si je peux exprimer un souhait, c’est que vous continuiez à avancer avec courage, avec humilité et générosité. Opposez-vous au pouvoir ecclésiastique, mais ayez de la compassion  pour les gardiens de ce pouvoir. Dans vos communautés, essayez de construire, jour après jour, cette Église-pour-les-autres qui a mille motifs de se baser sur le Concile Vatican II.

Et allez encore plus loin, là où les hommes et les femmes cherchent des réponses difficiles à de graves problèmes. Salissez-vous les mains dans la boue, avec eux, pour construire ce monde nouveau qui attend notre indispensable collaboration. Semons, comme le dit l’évangile, dans les larmes; d’autres, un jour, récolteront dans la joie. Mais ne nous lamentons pas sur notre sort : c’est une tâche immense, difficile mais toujours merveilleuse.
10 septembre 2011.

Giovanni Franzoni – (Italie)

Traduit de l’espagnol par Yves La Neuville avec la collaboration de Jean Trudeau

Texte complet sur http://www.paves-reseau.be/ revue.php?id=1039



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